EMISSION DU 29/07 - par bourse news Mécanique et métallurgie : Des conditions déapprovisionnement "difficiles" et des stocks "supérieurs à la normale", disent les industriels


Après les chiffres de la production, ceux du climat des affaires viennent confirmer la morosité dans le secteur de la métallurgie et la mécanique. Bank Al-Maghrib explique ainsi dans une note, sur le climat général des affaire,s qu'il aurait été jugé "défavorable" par les industriels au cours du 2ème trimestre 2016, après avoir été "normal" le trimestre précédent. Les chiffres des industriels de la métallurgie sont particulièrement alarmants. 

En effet, les professionnels de cette branche estiment que les conditions d'approvisionnement auraient été ''difficiles'' pendant le deuxième trimestre. Pour ce qui est des stocks des matières premières et des demi-produits, ils auraient été à leur niveau ''normal'' dans les industries ''chimiques et para-chimiques'' (85 %) et ''agroalimentaires'' (78 %), ''inférieur à la normale'' dans le ''textile et cuir'' (20 %) et ''supérieur à la normale'' dans la ''mécanique et métallurgie'' (27 %).

 

En revanche, le secteur note une hausse des effectifs (Selon 35% des spécialiste de la mécanique et métallurgie). Ils s'attendent à une stagnation des effectifs pour les prochains mois. 

Interrogés sur les contraintes limitant le développement de leur production au deuxième trimestre, les industriels évoquent une "insuffisance de la demande'' et une "accentuation de la concurrence'', ce qui freine l’augmentation de la production des entreprises.

Hausse des coûts de production


Selon 34 % des industriels, les coûts unitaires de production auraient augmenté par rapport au premier trimestre, en relation notamment avec l’augmentation des coûts des matières premières et du coût de l’énergie, et ce pour l’ensemble des branches d’activité. 

Pour ce qui est de la situation de la trésorerie, elle a été jugée ''difficile'' dans l’ensemble des branches et de manière plus prononcée dans les branches de la ''chimie et parachimie'' (49 %) et du ''textile et cuir'' (47 %). Ce constat serait en liaison avec l’augmentation des charges non financières, l’accentuation des difficultés de recouvrement et la réduction des délais fournisseurs. Toutefois, l’amélioration des ventes a eu un impact positif sur la trésorerie des entreprises.

S’agissant du coût du crédit, les industriels le déclarent en baisse. Sauf pour la mécanique et métallurgie où il aurait enregistré une hausse.