Mohammed Tarik Bchir a rappelé que la LF 2026 table sur une croissance de 4,6%. Il a toutefois indiqué que les évolutions récentes de la campagne hydrique pourraient soutenir un rythme supérieur. «La croissance économique pour 2026 sera supérieure à 5%. On va peut-être frôler les 6%», a-t-il déclaré, en faisant référence à un taux de remplissage des barrages dépassant 70%.
Le responsable du Trésor a également souligné la performance de l’économie nationale en 2025. Malgré une sécheresse qualifiée de septième année consécutive, la croissance aurait avoisiné 5%, selon les chiffres avancés. Une évolution qu’il associe à une dynamique «non récente» et à un élargissement progressif des moteurs d’activité.
Dans son propos, Mohammed Tarik Bchir estime que le Maroc se situe désormais «au-delà de la résilience économique», entrant dans une phase de «déclenchement économique». Une appréciation qui renvoie à la solidité perçue des fondamentaux macrofinanciers.
Le directeur du Trésor a insisté sur la transformation du profil des exportations marocaines. Les exportations industrielles représenteraient près de 76% du total en 2025, pour un montant évoqué de 350 milliards de dirhams. Une structure qui, selon lui, témoigne d’un basculement durable vers les métiers manufacturiers.
Le secteur industriel pèserait environ 15% du PIB. Parmi les segments moteurs, l’automobile demeure la principale vitrine. Mohammed Tarik Bchir a rappelé que le Maroc conserve sa position de «champion d’Afrique» à l’export dans cette branche, avec un chiffre d’affaires extérieur avoisinant 155 milliards de dirhams sur 2024-2025.
Trajectoire maîtrisée des Finances publiques
Sur le plan budgétaire, il a évoqué un déficit contenu autour de 3,5% du PIB en 2025. Le ratio d’endettement du Trésor, mentionné à 67,2% du PIB, s’inscrirait dans une trajectoire baissière, avec un objectif affiché à 62,4%.
Le responsable a également indiqué que l’inflation demeure inférieure à 5%, dans un contexte marqué par une politique monétaire jugée crédible et un pilotage budgétaire qualifié de prudent.
En reliant ces indicateurs à l’objet de la cérémonie, Mohammed Tarik Bchir a défendu le rôle du marché des capitaux dans le financement de la croissance. Selon lui, la capacité à proposer aux entreprises «un parcours orchestré vers le marché» repose précisément sur un environnement macroéconomique «solide, stable et crédible».
Il a enfin plaidé pour un marché financier «plus professionnel, plus responsable», estimant que la confiance constitue un facteur déterminant pour l’élargissement de la base d’émetteurs et d’investisseurs.