À 07h58 GMT, les contrats à terme sur le Brent cédaient 1,53%, soit 1,65 dollar, à 105,98 dollars le baril. Le West Texas Intermediate (WTI) reculait de 1,33%, ou 1,36 dollar, à 101,12 dollars.
Les deux références avaient gagné plus de 6% jeudi et conservaient une progression supérieure à 10% sur l’ensemble de la semaine.
Le repli observé vendredi intervient après des informations du Financial Times faisant état de discussions menées par des ministres des Affaires étrangères du Moyen-Orient en vue d’un accord temporaire avec l’Iran pour réguler le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.
Les tensions se sont intensifiées après l’attaque de dix navires près du détroit d’Ormuz mercredi, dans le sillage de frappes américaines contre cinq pétroliers iraniens.
Le nombre de transits dans ce passage stratégique est tombé à sept jeudi, contre onze la veille, selon des données préliminaires de suivi des navires publiées vendredi. Ce niveau reste largement inférieur à la moyenne de quinze transits observée au cours des dix derniers jours.
Avant le déclenchement de la guerre en Iran à la fin du mois de février, le détroit d’Ormuz assurait le passage d’environ un cinquième des approvisionnements mondiaux quotidiens en pétrole et en gaz naturel liquéfié.
Les risques pesant sur le transport maritime se sont également étendus à la mer Rouge après la prise de contrôle du port yéménite de Mocha par les Houthis. Cette évolution intervient alors que le trafic dans le Golfe demeure restreint et que les attaques contre des pétroliers se sont multipliées ces derniers jours.
Dans ce contexte, l’Agence internationale de l’énergie prévoit une baisse de l’offre et de la demande mondiales de pétrole plus importante qu’anticipé cette année. L’absence de progrès vers une sortie du conflit retarderait le retour à la normale des flux pétroliers au Moyen-Orient jusqu’en 2027.
Le diesel dépasse 6 dollars le gallon aux États-Unis
Les perturbations de l’approvisionnement liées au conflit en Iran, combinées aux attaques ukrainiennes contre les raffineries russes, exercent également une forte pression sur les prix des produits raffinés.
Le prix moyen national du diesel aux États-Unis a dépassé jeudi le seuil de 6 dollars le gallon pour la première fois, selon le site spécialisé GasBuddy.
En Chine, l’autorité chargée de la planification économique a annoncé une hausse des plafonds des prix de détail des carburants à compter du 12 septembre. L’ajustement atteindra 260 yuans par tonne pour l’essence, soit 38,76 dollars, et 250 yuans par tonne pour le diesel.