Cette mutation tactique s'accompagne d'une accélération sensible du rythme des attaques visant les navires commerciaux et les pétroliers, atteignant des sommets inédits depuis le début du conflit. Les autorités iraniennes ont pris la décision d'élargir la zone géographique de leurs opérations bien au-delà du détroit d'Ormuz, touchant désormais les eaux du golfe d'Oman ainsi que les zones situées au large du Qatar et des Émirats arabes unis. Pour les cercles dirigeants de Téhéran, l'enjeu consiste à contrecarrer activement toute tentative de Washington et de ses alliés de faire baisser les cours de l'or noir avant le scrutin de novembre. Un responsable iranien a d'ailleurs qualifié cette confrontation permanente de véritable partie d'échecs.
Face à cette escalade, la tension ne cesse de grimper sur les marchés mondiaux de l'énergie, fragilisés par l'envolée des coûts du transport maritime et des primes d'assurance. Alors que les États-Unis poursuivent leur blocus naval et renforcent leurs sanctions économiques contre les ports iraniens, la question énergétique s'impose durablement au cœur des débats politiques américains. Les responsables iraniens n'excluent pas d'aller plus loin en tendant vers un verrouillage total du passage pour tout navire jugé en infraction avec leurs restrictions unilatérales, laissant présager une volatilité persistante pour les investisseurs et les professionnels des marchés financiers.