Cette évolution est le résultat de l’accélération de la croissance des créances nettes des institutions de dépôt sur l’Administration Centrale à 6,3% après 0,3%, de l’accroissement du crédit bancaire au secteur non financier de 4,2% après 3,6% et de la décélération de la progression des avoirs officiels de réserve de 19,6% à 17,4%, explique la Banque centrale dans son dernier bulletin de statistiques monétaires.
La progression annuelle de l’agrégat monétaire M3 reflète notamment l’accélération de la progression de la monnaie fiduciaire à 13,1% après 11,7%, des dépôts à vue auprès des banques de 10,2% à 11,2% et des détentions des agents économiques en titres d’OPCVM monétaires de 8,5% à 17,6%. Elle recouvre également la stagnation de la croissance des comptes d’épargne à 1,9%, ainsi qu’un repli des comptes à terme de 4% après une hausse de 1,4% en octobre .
L’évolution du concours bancaire au secteur non financier reflète l’atténuation du repli des facilités de trésorerie de 4,8% à 2,8% ;
l’accélération de la progression des prêts à la consommation de 4,5% à 4,7% ; et la décélération de la croissance des crédits à l’équipement de 16,4% à 16,2% et des prêts à l’immobilier
de 3,2% à 3%.
Par secteur institutionnel, l’évolution des actifs monétaires, hors monnaie fiduciaire, fait ressortir une progression des actifs monétaires des ménages à 6,7% après 6,4%, résultat principalement de la hausse de leurs détentions en titres d’OPCVM monétaires, la décélération de la croissance de leurs dépôts à vue et la stagnation de la baisse de leurs dépôts à terme.
Les actifs monétaires des sociétés non financières privées ont progressé de 13,2% après 11%, recouvrant la croissance de leurs dépôts à vue et de leurs détentions en titres d’OPCVM monétaires ainsi que l’atténuation de la baisse de leurs comptes à terme.
S’agissant des créances en souffrance, elles ont marqué un accroissement de 5,8% après 3,7% en octobre 2025, et leur ratio au crédit s’est établi à 8,7% après 8,6.