Les principales Bourses européennes sont attendues en baisse vendredi à l'ouverture, les investisseurs devant composer avec les décisions de politique monétaire pour juguler l'inflation, la Banque du Japon étant la dernière en date à relever ses taux.
D'après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien pourrait perdre 0,23% à l'ouverture.
Les contrats à terme signalent une baisse de 0,32% pour le Dax à Francfort, de 0,12% pour le FTSE à Londres et de 0,22% pour l'EuroStoxx 50.
Les mesures de politique monétaire auront été au centre de l'attention cette semaine, dans un contexte où le conflit au Moyen-Orient ne montre guère de signes d'apaisement, maintenant les cours pétroliers au-dessus de 100 dollars le baril et attisant les craintes d'inflation à travers le monde.
La Banque du Japon (BoJ) a relevé vendredi ses taux d'intérêt, comme largement anticipé par les marchés, à l'issue du vote qui a recueilli sept voix en faveur et deux dissidentes.
Les investisseurs prêteront une oreille attentive aux commentaires du gouverneur de la BoJ, Kazuo Ueda, qui s'exprimera lors d'une conférence de presse prévue à 06h30 GMT.
"Même si des hausses consécutives semblent peu probables, les investisseurs chercheront des indices permettant de savoir si les responsables sont prêts à relever à nouveau les taux d'intérêt en décembre", a déclaré Fred Neumann, économiste en chef pour l'Asie chez HSBC.
Ce relèvement s'inscrit dans le sillage des décisions similaires prises par la Banque centrale européenne (BCE) la semaine dernière et par la Réserve fédérale américaine (Fed) mercredi afin d'endiguer les pressions inflationnistes persistantes alimentées par la flambée des prix du pétrole en raison du conflit au Moyen-Orient.
Dans la série des réunions de politique monétaire des principales banques centrales, seule la Banque d'Angleterre a opté jeudi pour le statu quo, bien que laissant la porte ouverte à un relèvement si le conflit au Moyen-Orient venait à se prolonger.
Avec Reuters