La Banque d’Angleterre devrait maintenir son taux directeur inchangé à 3,75%. La hausse des prix de l’énergie renforce les risques inflationnistes, mais la faiblesse du marché du travail et le ralentissement des salaires plaident en faveur du statu quo.
La Banque d’Angleterre devrait conserver son taux directeur à 3,75%, tout en maintenant une orientation restrictive face à l’augmentation des risques inflationnistes liés aux prix de l’énergie.
L’inflation britannique s’est établie à 3,1% sur un an en août. Les prix à la production ont également accéléré, confirmant la persistance des pressions inflationnistes en amont.
Plusieurs éléments devraient toutefois inciter l’institution à patienter. La faiblesse du marché du travail, le ralentissement de la croissance des salaires et l’absence de signes marqués d’effets inflationnistes de second tour soutiennent le scénario d’un maintien des taux.
Les marchés anticipent une répartition des votes identique à celle de juillet, avec six membres favorables au statu quo et trois en faveur d’un relèvement. Huw Pill, Megan Greene et Catherine Mann devraient ainsi soutenir une hausse de 25 points de base.
Le Comité de politique monétaire devrait également ralentir le rythme du resserrement quantitatif. Celui-ci pourrait passer de 70 milliards à environ 50 milliards de livres sterling au cours des douze prochains mois, principalement en raison de la diminution du volume d’obligations d’État arrivant à échéance.
Les ventes actives pourraient, pour leur part, se maintenir autour de 20 milliards de livres sterling, avec la possibilité d’exclure les obligations de long terme.
La Banque d’Angleterre devrait ainsi attendre des signes plus clairs d’une transmission de la hausse des prix de l’énergie à l’inflation intérieure avant de durcir davantage sa politique monétaire.