La Banque centrale européenne a décidé de maintenir ses taux d’intérêt inchangés lors de sa réunion d’avril, fixant le principal taux de refinancement à 2,15% et le taux de la facilité de dépôt à 2,0%.
Les décideurs ont adopté une position prudente, évaluant l'impact de la guerre en Iran sur l'inflation et la croissance. Si la BCE reste bien placée pour gérer l'incertitude, ses responsables ont noté une intensification des risques de hausse de l'inflation et de baisse de la croissance.
Ils ont souligné que les anticipations d'inflation à long terme demeurent stables, tandis que celles à court terme ont sensiblement progressé. L'impact de la guerre sur l'inflation et l'activité économique à moyen terme dépendra de la durée et de l'intensité du choc sur les prix de l'énergie, ainsi que de ses effets indirects et de second tour.
Plus le conflit se prolonge et plus les prix de l'énergie restent élevés, plus l'impact probable sur l'inflation et l'économie sera important.