EMISSION DU 02/24 - par bourse news

Une semaine au rythme des résultats, l'immobilier sur le carreau

Le marché casablancais a vécu cette semaine au rythme des publications. Il a accéléré lundi soutenu par les bonnes réalisations de Maroc Telecom, avant de faire machine arrière la séance suivante, après la chute de Cosumar, plombée par une note d’analystes.

Les séances restantes, la Bourse de Casablanca a évolué au petit trot. Et les investisseurs, ont pris le temps de digérer les premières copies livrées. L'indice Masi a achevé sa course hebdomadaire par une progression modérée de 0,40% à 13.215 points.  

Le flux d’échanges reste réduit, traduisant le manque d’engagements persistants des opérateurs. Cette semaine, la cote s’est contentée d'un volume de 695 MDH sur le marché central.  

  


L’immobilier, de nouveau malmené 


L'immobilier ne cesse de secouer la cote casablancaise. Heureusement que les valeurs bancaires, en bonne forme cette semaine, se sont relayées pour maintenir le marché sur un bon niveau. 
En effet, c'est une véritable douche froide qui s'est abattue sur les opérateurs, la matinée du vendredi, suite à un profit warning publié par Résidences Dar Saada. Dans un vent de panique, les vendeurs se sont bousculés. L'action a clôturé la séance sur un plus bas de 52 semaines, traçant dans son passage un grand gap baissier. Elle a emmené dans son sillage, les autres valeurs du secteur qui n'ont pas pu résister. Sur la semaine, RDS a lâché 11,09%, Addoha (-3,26%) et Alliances (-3%).  

À côté, IB Maroc a signé la plus forte baisse de la semaine avec -14,49%. La société a alerté sur ses résultats après la perte d'un client historique qui représenterait 35% de son CA.  

Atlanta, quant à elle, a enregistré une bonne performance hebdomadaire de 6,04%. L’action de l’assureur a, entre autres, profité des bons chiffres préliminaires du secteur des assurances.   


Eléments graphiques 


Pas de changement notable sur le plan graphique et ce, depuis au moins 3 semaines: l'indice Masi temporise mais reste haussier, dans des volumes très moyens, soutenu par une moyenne mobile à 20 jours haussière. 

Dans l'immédiat, les supports les plus proches se situent à 12.960/50 points puis à 12.750 points. La zone de résistance à travailler se trouve à 13.400 points.       
À moyen termes, la tendance de fonds n’est pas attaquée et reste haussière au-dessus de 12.750 points.  

 


International : Les points à retenir (Avec Reuters)


 

* Jerome Powell fera sa 1ère intervention le 27 février

* La Fed plus confiante sur une hausse de l'inflation en 2018

* Le marché s'interroge sur le rythme du resserrement monétaire

* Des indicateurs clés attendus sur l'inflation

 


Les marchés attendent de Powell des réponses sur l'inflation


 

Le grand débat sur l'inflation et la normalisation des politiques des banques centrales promet de s'intensifier sur les marchés avec la première grande intervention très attendue du nouveau président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell.

Le successeur de Janet Yellen sera auditionné mardi par la commission des services financiers de la Chambre des représentants, quelques semaines après sa prise de fonction qui a coïncidé avec une brutale correction des marchés d'actions.

"Ce n'est pas la meilleure façon de démarrer un travail. Je pense qu'il sera intéressant d'entendre ce qu'il a à dire", souligne Paul Brain, responsable de la gestion obligataire de Newton.

L'audition de Jerome "Jay" Powell intervient en plein contexte d'interrogations sur la trajectoire de l'inflation aux Etats-Unis. Certains frémissements - dont le fameux chiffre du salaire horaire moyen à l'origine du mouvement de vente du début de mois - alimentent les craintes d'une poussée inflationniste, au moment même où beaucoup d'économistes relèvent leur prévision de croissance aux Etats-Unis pour intégrer l'impact de la réforme fiscale et de la relance budgétaire mise en oeuvre par l'administration Trump.

Ceux de Bank of America-Merrill Lynch ont ainsi porté à 2,9%, contre 2,7% auparavant, leur prévision de hausse du produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis cette année.

"Cela devrait faire tomber le taux de chômage à 3,2% d'ici la fin de 2019, ce qui renforce par conséquent l'inflation", ont-ils indiqué.

Dans ce contexte, les investisseurs ont toutes les raisons de s'interroger sur une éventuelle accélération du rythme du resserrement monétaire de la Fed. D'autant que la banque centrale reconnaît elle-même que la conjoncture actuelle plaide pour une poursuite de la hausse des taux. 

 

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