Les marchés restent focalisés sur l’ultimatum fixé par le président américain Donald Trump à l’Iran concernant le détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour près de 20% du pétrole mondial. Washington exige des garanties sur la continuité du trafic maritime, faute de quoi des frappes ciblées pourraient être déclenchées.
Le président américain a durci le ton, évoquant la possibilité de frappes massives contre les infrastructures iraniennes en cas de non-respect de cet ultimatum, fixé à 20h00 (heure de l’Est).
Cette montée des tensions intervient alors que le conflit, entré dans sa sixième semaine, continue de peser lourdement sur les équilibres du marché pétrolier, provoquant l’une des perturbations de l’offre les plus marquées de ces dernières décennies.
Sur le terrain, la situation reste instable. Des explosions ont été signalées sur l’île de Kharg, principal hub d’exportation pétrolière iranien. Dans le même temps, l'Iran a lancé sept missiles balistiques et plusieurs drones sur l'Arabie saoudite, tandis que les Forces de défense israéliennes ont signalé deux salves de missiles iraniens depuis minuit.