Dans un contexte marqué par une forte incertitude économique, les membres du Conseil des gouverneurs ont estimé que la communication de l’institution devait rester neutre. L’objectif est d’éviter de laisser entendre qu’une série de hausses de taux est engagée, sans pour autant suggérer que le relèvement de juin constitue une mesure isolée.
La BCE a ainsi réaffirmé son approche fondée sur les données économiques et conduite réunion par réunion. L’institution maintient également son engagement à ramener l’inflation vers son objectif de 2%.
Les responsables ont toutefois averti que la persistance de prix élevés de l’énergie pourrait alimenter une inflation plus généralisée. Dans ce cadre, ils ont indiqué qu’ils continueraient à suivre de près l’évolution de l’inflation, des salaires, de la demande, des conditions financières et des marchés.
Sur les marchés, la probabilité d’une nouvelle hausse des taux en septembre est désormais estimée à 70%. La récente flambée des prix du pétrole, consécutive aux nouvelles frappes américaines et iraniennes, a contrebalancé le ton relativement accommodant adopté par les responsables de la BCE lors du forum de Sintra début juillet, où ils avaient signalé un moindre empressement à procéder à un nouveau resserrement monétaire.