L'or a chuté sous la barre des 4 450 dollars l'once ce lundi. En cause: les déclarations fermes du président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, qui ont ravivé les anticipations d'une hausse imminente des taux d'intérêt.
Intervenant lors du symposium de Jackson Hole vendredi, M. Warsh a averti que l'inflation ne ralentissait pas de manière significative. Il a réaffirmé la détermination de la banque centrale à ramener l'inflation vers son objectif de 2 %, tout en soulignant que les conditions financières actuelles ne pouvaient être qualifiées de restrictives. Des propos qui ont poussé les marchés à réviser leurs anticipations : la probabilité d'une hausse des taux de 25 points de base de la Fed en septembre est désormais estimée à environ 57 %, contre près de 40 % une semaine plus tôt.
Le métal précieux a également subi les pressions exercées par la hausse des cours du pétrole. Cette orientation a été provoquée par une intervention de l'armée américaine, qui a ciblé des lanceurs de roquettes iraniens s'apprêtant à déployer des mines dans le détroit d'Ormuz, une première attaque de ce type depuis plus d'un mois.
En dépit de ce mouvement de repli récent, l'or conserve une dynamique positive sur l'ensemble du mois, s'acheminant vers un gain de plus de 10 % en août, porté principalement par les opérations de dépréciation.