Les sociétés cotées à la Bourse de Casablanca ont réalisé un chiffre d’affaires global de 92,3 milliards de dirhams au premier trimestre 2026, en hausse de 6,8% par rapport à la même période de l’année précédente, selon Attijari Global Research (AGR).
Dans sa publication « Research Report - Equity », AGR souligne toutefois un ralentissement du rythme de croissance des revenus après la forte accélération enregistrée au quatrième trimestre 2025, où la cote avait affiché une progression de 12,2%, son plus haut niveau depuis le deuxième trimestre 2022.
« Après avoir enregistré la plus forte croissance trimesérielle des revenus depuis le T2-2022, soit +12,2% au T4-2025, le marché actions affiche une décélération au T1-2026 avec une progression du chiffre d’affaires de +6,8%, un niveau inférieur à la moyenne de +8,5% observée sur les quatre derniers trimestres », indique AGR.
D'après la même source, la performance exceptionnelle des Minières (+133%) cache une décélération plus forte des revenus du marché. En retraitant ce secteur, la croissance du CA de la cote ressort à seulement 2,6%.
AGR fait également savoir que le secteur bancaire a contribué négativement à l'évolution des revenus de la cote et ce, pour la 1ère fois depuis le T2-2021.
Ce secteur qui a été historiquement, le principal contributeur à la croissance du marché affiche une baisse technique de son produit net bancaire (PNB) de 1,1 MMDH. À l'origine, le repli attendu du résultat des activités de marché suite au retournement haussier du marché des taux obligataires durant ce trimestre.
Les réalisations du marché au T1-2026 confortent notre scénario de croissance publié en début d'année qui anticipe un superprofit des sociétés minières permettant de porter la croissance bénéficiaire de la cote à 10,2% pour 2026.
L'analyse des communiqués de résultats des sociétés cotées révèle un certain optimisme de la part du Management des sociétés cotées, indique AGR. Ce dernier anticipe des réalisations relativement meilleures au second trimestre.
Cet optimisme s'explique par l'amélioration des conditions climatiques, la reprise progressive des flux logistiques et l'accélération des différents chantiers d'investissement relatifs à l'organisation de la Coupe du Monde 2030.