Jeudi 08 Fevrier 2018

L'Afrique reçoit 42 % des faux médicaments dans le monde (étude)

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Près de 42 % des faux médicaments dans le monde sont distribués dans des pays du continent africain, selon les conclusions d'une étude menée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

D'après l'étude, 1.500 faux médicaments ont été détectés dont 42 % sur le sol africain, ce qui représente "probablement une faible proportion de la réalité".

Si l'accès aux soins de santé de base reste hors de portée pour de nombreuses personnes dans les pays pauvres, force est de constater que les faux médicaments consommés nuisent davantage à la santé.

"Un médicament sur dix dans les pays en voie de développement est soit inférieur aux normes, soit complètement faux", révèle l’OMS.

La mondialisation a facilité la distribution de ce genre de médicaments d'autant plus que leur fabrication et leur emballage sont effectués dans différents pays, puis ils sont assemblés et distribués dans d’autres Etats. Les centres bancaires extraterritoriaux et les sociétés-écrans, constate l'institution, rendent plus difficile la tâche de retracer la source de ces médicaments.

Selon les estimations, au moins 100.000 personnes meurent chaque année en Afrique à cause de faux médicaments. En 2013, 122.000 enfants de moins de cinq ans seraient décédés en Afrique subsaharienne après avoir pris des antipaludéens contrefaits, d'après une étude de l'American Journal of Tropical Medecine and Hygiene.

Les criminels profitent du fait qu'à l'inverse du trafic de stupéfiants, le commerce de faux médicaments demeure largement impuni dans le monde, étant considéré comme un simple délit de violation de la propriété intellectuelle.

Conformément à l'avis de la Convention Pharmaceutique des États-Unis, les faux médicaments et les médicaments de qualité inférieure affaiblissent la capacité des patients à combattre la maladie même quand ils peuvent enfin accéder à des soins de santé appropriés.

Lorsqu’un patient est traité avec les médicaments incorrects, les bactéries et les virus sont capables de développer une résistance au traitement, ce qui les rend plus dangereux. La résistance antimicrobienne pourrait causer 10 millions de morts supplémentaires d’ici à 2050 et coûtera 100.000 milliards de dollars au système de santé dans le monde entier. 

 

 

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