Mercredi 01 Juillet 2026

L'Europe boursière clôt son meilleur trimestre depuis plus de cinq ans

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Les Bourses européennes ont terminé en nette hausse mardi, l'indice Stoxx 600 enregistrant son meilleur trimestre depuis fin 2020 grâce aux reflux rapide des cours du pétrole et à la bonne performance du secteur technologique et malgré les incertitudes quant à l'évolution de la politique monétaire dans les mois à venir.

À Paris, le CAC 40 a gagné 0,44% à 8.403,99 points. À Francfort, le Dax a pris 1,50% et à Londres, le FTSE 100 a progressé de 0,12%.

L'indice EuroStoxx 50 a fini sur un gain de 1,55%, le FTSEurofirst 300 de 0,93% et le Stoxx 600 de 0,88%.

 

Ce dernier indice a par ailleurs atteint un record de 643,55 points en séance et enregistre une hausse trimestrielle de 10,05%, la plus marquée depuis la période octobre-décembre 2020.

Le CAC 40 parisien gagne pour sa part 7,5% au deuxième trimestre, sa meilleure performance depuis le premier trimestre de 2024.

Sur le mois, le Stoxx a pris 2,5% et le CAC 40 2,6%.

Les cours du pétrole sont revenus aux niveaux observés avant le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la signature d'un accord-cadre provisoire entre les États-Unis et l'Iran ce mois-ci ayant ravivé l'espoir d'une solution durable au conflit, qui a perturbé le transport des exportations énergétiques via le détroit d'Ormuz et déclenché des craintes inflationnistes dans le monde entier.

L'affaire est toutefois loin d'être réglée, les deux parties devant encore négocier des points fondamentaux tels que le programme nucléaire ou les avoirs iraniens gelés, une tâche qui, au vu des derniers événements, s'annonce plutôt ardue.

Les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner sont arrivés à Doha mardi mais aucune réunion de haut niveau n'est prévue avec la délégation iranienne, ce qui jette un doute sur l'issue des pourparlers de paix.

Dans l'attente de voir comment les discussions évoluent, les investisseurs font preuve d'optimisme, encouragés par les chiffres de l'inflation publiés mardi dans les deux premières économies de la zone euro, l'Allemagne et la France, qui montrent un ralentissement susceptible d'atténuer la pression exercée sur la Banque centrale européenne (BCE) pour qu'elle relève ses taux d'intérêt à court terme.

Certains responsables de la politique monétaire ont toutefois averti mardi, à l'occasion du forum annuel de la BCE à Sintra (Portugal), que les coûts énergétiques restaient élevés et que leur impact sur l'économie continuerait de se faire sentir pendant un certain temps.

Kevin Warsh, patron de la Réserve fédérale (Fed), participera mercredi à cette réunion, et son intervention fera l'objet d'une attention particulière dans ce contexte en pleine évolution, après un ton jugé "hawkish" adopté pour sa première réunion à la tête de l'institution ce mois-ci.

Avec Reuters

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