Le Brent a progressé d’environ 3% à 90,87 dollars le baril, atteignant son plus haut niveau depuis le 11 juin. Le brut de référence avait déjà bondi de 15,9% la semaine précédente, enregistrant sa plus forte hausse hebdomadaire depuis avril. Le WTI américain s’est, pour sa part, établi à 84,84 dollars, en progression de 2,85%.
Cette nouvelle poussée des prix intervient alors que les affrontements se sont intensifiés durant le week-end. L’armée américaine a mené une neuvième nuit consécutive de frappes contre l’Iran, tandis que le Koweït et Bahreïn ont fait état de nouvelles attaques iraniennes. L’accord intérimaire conclu le mois dernier apparaît désormais largement remis en cause.
Les tensions se concentrent notamment autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite habituellement environ un cinquième du commerce mondial de pétrole. Les États-Unis disent appliquer un blocus naval sur les ports iraniens, tandis que Téhéran affirme cibler les navires ne respectant pas ses règles de navigation dans le détroit.
Les Gardiens de la révolution iraniens ont affirmé avoir immobilisé quatre navires qui tentaient de traverser le détroit. Ils ont également déclaré que deux pétroliers avaient explosé après avoir emprunté une route jugée dangereuse, une information qui n’a pas pu être vérifiée de manière indépendante et qui a été contestée par l’armée américaine.
Le trafic maritime demeure fortement perturbé. Seulement quatre navires ont traversé le détroit dimanche, contre huit la veille, selon les données de LSEG. Cette baisse des passages alimente les inquiétudes quant à la capacité des producteurs de la région à maintenir leurs exportations de brut et de produits énergétiques.
Le conflit touche désormais également des infrastructures civiles et énergétiques. Kuwait Petroleum Corporation a indiqué qu’une de ses installations pétrolières avait été visée samedi par des attaques iraniennes répétées, entraînant des dégâts matériels importants et plusieurs blessés.