Après un mois de septembre marqué par un recul de 4,93% du MASI, BKGR estime que la trajectoire du marché dépendra désormais du retour de la confiance des investisseurs, avec les taux longs, le contexte géopolitique et la confirmation des bénéfices attendus comme principaux facteurs à surveiller.
La Bourse de Casablanca a prolongé sa correction en septembre. Le MASI a cédé 4,93% sur le mois pour terminer à 17.733,06 points, portant sa contre-performance depuis le début de l’année à 5,91%, selon la dernière note Strategy de BKGR.
Le mouvement est encore plus prononcé sur le MASI 20, en baisse de 13,57% depuis janvier. La capitalisation boursière a, de son côté, reculé de 4,7% sur le seul mois de septembre, à 1.043,7 milliards de dirhams. Elle reste néanmoins légèrement positive depuis le début de l’année, à +0,3%.
La correction intervient après le rebond de 4,6% enregistré en août et s’est nettement accélérée à partir de la mi-septembre. Entre le 9 et le 18 septembre, le MASI a ainsi abandonné près de 6,6%.
BKGR attribue ce mouvement à une remontée de l’aversion au risque sur la place casablancaise. La recherche cite notamment les tensions observées sur les rendements obligataires, les incertitudes géopolitiques et énergétiques, ainsi que des prises de bénéfices après plusieurs années de forte appréciation du marché.
Cette correction des cours intervient pourtant dans un environnement bénéficiaire qui reste globalement bien orienté. La capacité bénéficiaire semestrielle des sociétés cotées a progressé de 12,9% à 29,6 milliards de dirhams.
Cette croissance doit toutefois être nuancée. En neutralisant la rétrocession exceptionnelle comptabilisée par Maroc Telecom ainsi que la forte contribution des valeurs minières, dont les résultats ont bénéficié d’un premier semestre particulièrement favorable, la progression du résultat net part du groupe agrégé ressort à 4,3%.
Pour BKGR, le comportement du marché au cours des prochains mois dépendra avant tout du retour de la confiance des investisseurs.
Trois éléments devraient notamment peser dans l’équation : une détente des taux longs, qui offrirait davantage de soutien aux multiples de valorisation, une amélioration de l’environnement géopolitique et énergétique susceptible de réduire la prime de risque, et la confirmation des anticipations bénéficiaires actuellement intégrées dans les cours.
Après la correction de septembre, la cote se retrouve ainsi dans une phase où les fondamentaux bénéficiaires restent solides, mais ne suffisent plus à eux seuls à soutenir les valorisations. Le marché attend désormais un nouveau catalyseur capable de ramener durablement les acheteurs.