Mercredi 07 Octobre 2026

Wall Street vue en baisse, l'Europe rechute après trois séances de gains

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Wall Street est attendue en repli à l'ouverture mercredi et les Bourses européennes reculent également à la mi-séance, dans un contexte d'aversion au risque, alimentée par la remontée des rendements obligataires et des cours du pétrole sur fond de regain des tensions au Moyen-Orient et dans le Golfe.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 0,34% pour le Dow Jones, de 0,28% pour le Standard & Poor's 500 et de 0,62% pour le Nasdaq, au lendemain des records de ces deux derniers indices, portés par les valeurs technologiques.

À Paris, le CAC 40 perd 1,08% à 7.781,70 points vers 11h00 GMT. À Francfort, le Dax recule de 1,41% et à Londres, le FTSE fléchit de 0,78%.

L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 régresse de 1% et l'EuroStoxx 50 de la zone euro de 1,61%. Le Stoxx 600 abandonne 0,97% après trois séances consécutives de gains. Il est pénalisé en premier par le secteur technologique, sur des prises de bénéfice, ainsi que les secteurs financier et industriel, en raison de l'impact de l'inflation.

Le contexte géopolitique pèse à nouveau sur le sentiment des investisseurs alors que deux missiles lancés par les Houthis, alliés de l'Iran, ont ciblé dans la matinée l'aéroport international d'Aden au Yémen, tandis que les pourparlers de paix entre Washington et Téhéran sont au point mort. Le président américain Donald Trump a déclaré mardi que personne ne savait qui dirigeait l'Iran après près de huit mois de guerre.

Les prévisionnistes américains ont en outre annoncé mardi qu'une tempête se formant dans le golfe du Mexique pourrait se transformer en ouragan dans l'Atlantique d'ici deux jours et toucher les installations pétrolières et gazières. Les zones offshore situées sur la trajectoire de la tempête produisent 15% du pétrole brut américain et 5% du gaz naturel du pays.

Sur les marchés financiers, cela se traduit par un baril de Brent bien au-dessus du seuil psychologique des 100 dollars et un fort recul de l'euro, tombé notamment à un creux de 16 mois face à la livre sterling, alors que le bloc monétaire est particulièrement exposé à la flambée des prix de l'énergie.

Cette tempête représente une "complication indésirable pour le pétrole brut, faisant craindre des perturbations de la production et du raffinage à un moment où le marché est déjà confronté à de nombreux problèmes d'approvisionnement", souligne Tim Waterer, chef analyste chez KCM Trade.

L'impact de la remontée des cours du pétrole s'observe aussi dans l'obligataire où les rendements des bons du Trésor américains sont proches de leurs sommets de 24 ans atteints en début de semaine. En zone euro, les obligations enregistrent une forte volatilité avec une divergence marquée entre les pays les plus endettés et les "bons élèves" du bloc monétaire.

Avec Reuters

 

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