Samedi 08 Octobre 2022

Sociétés cotées: 5 facteurs de risque à surveiller au deuxième semestre 2022

Sociétés cotées: 5 facteurs de risque à surveiller au deuxième semestre 2022

Les entreprises cotées considèrent désormais que les tensions inflationnistes ne sont plus transitoires.

Pour la 1ère fois depuis 2021, plusieurs émetteurs ressentent un ralentissement visible de la demande au cours des derniers mois.

Dans un environnement économique marqué par des pressions inflationnistes et une croissance en demi-teinte, les entreprises cotées ont plus ou moins tiré leur épingle du jeu au 1er semestre. Hors l’amende relative à Maroc Telecom, la cote dégage une masse bénéficiaire de 17 Mds de DH en croissance de 13,5%.

L’inflation au Maroc a touché un pic de 8% en août, et les tensions ne devraient pas s’apaiser de sitôt ce qui pèserait sans doute sur les marges des entreprises au deuxième semestre. D’ailleurs, la communication des sociétés cotées à l’égard de leurs perspectives de croissance au second semestre 2022 ressort moins positive en comparaison à celle des derniers trimestres.

« À l’analyse des communiqués de presse semestriels des sociétés cotées composant l’AGR-30, force est de constater un discours globalement moins positif à l’égard de leurs perspectives d’évolution au second semestre 2022 », a écrit Attijari Global Research dans une note d’analyse des résultats semestriels.

Les facteurs de risque évoqués par AGR s’articulent autour de 5 thématiques.

- Inflation persistante : un nombre important des émetteurs considère désormais que les tensions inflationnistes ne sont pas transitoires ;

- Perturbation de la demande : pour la 1ère fois depuis 2021, plusieurs émetteurs ressentent un ralentissement visible de la demande au cours des derniers mois ;

- Difficultés d’approvisionnement : plusieurs secteurs continuent de souffrir du manque de disponibilité de certains intrants sur le marché international ;

- Déficit pluviométrique : les impacts négatifs du stress hydrique que connaît actuellement le Royaume commencent à être mentionnés par certains émetteurs, notamment ceux du secteur agricole ;

 

- Volatilité des devises : la dépréciation du Dirham face principalement au Dollar est évoquée essentiellement au niveau des distributeurs importateurs dont les niveaux de marge sont très sensibles à l’effet change.

 

Le bureau de recherche a classé ces risques selon leur fréquence d’apparition :

«À l’analyse des réalisations des sociétés cotées (hors financières), nous relevons que les risques évoqués ci-dessus sont loin d’être entièrement intégrés au niveau des marges. À cet effet, nous croyons que le second semestre serait marqué par des pressions plus visibles sur les niveaux de profitabilité.  À l’origine, les perspectives d’appréciation du Dollar qui devraient amplifier les tensions inflationnistes. À titre indicatif, la parité moyenne USD/MAD devrait s’apprécier de 15,0% sur l’année 2022 contre une variation de 9,0% au S1-21 », fait savoir les auteurs de la note.

 

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