Mardi 24 Juillet 2018

Banques panafricaines : L’exposition à l’international reste “très limitée”

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Les expositions des trois banques actives à l’international sur leurs filiales implantées en Afrique sont très limitées et représentent 0,3% de leurs actifs à fin 2017, lit-on aujourd'hui dans le rapport sur la stabilité financière émis par l'ACAPS (le régulateur des assurances), Bank Al-Maghrib et l'AMMC. 

En 2017, les banques marocaines ont continué leur stratégie de développement à l’international à travers le rachat de 2 banques renforçant de ce fait leur présence en Afrique. Outre, la croissance externe, les filiales africaines ont enregistré une croissance interne dynamique. Dans ce contexte, les filiales ont contribué de manière positive à l’activité bancaire au Maroc.   

En effet, leurs parts dans les dépôts collectés et les crédits distribués ont progressé respectivement à 23% et 22%. De même, leur part dans le total actif est passée de 21,8% à 23,4%. Le résultat net et le résultat net part du groupe se sont améliorés, atteignant respectivement 34% et 28%. Concernant le produit net bancaire, il s’est établi à 33% contre 31% en 2016.  

 


Le risque de contagion transfrontalière est très limité


Les expositions des trois banques actives à l’international sur leurs filiales implantées en Afrique sont très limitées et représentent 0,3% de leurs actifs à fin 2017. Ces expositions sont réparties de manière différenciée, avec une part de 30% sur la Côte d’ivoire, 12% sur le Sénégal et 10% respectivement sur le Gabon et le Niger.  

“L’impact du risque de contagion transfrontalière sur la solvabilité des trois banques reste très limité”, affirment les régulateurs .

Afin d’évaluer l’impact de défaut des filiales établies en Afrique sur leurs maisons mères, un stress test a été réalisé par le régulateur sur la base des expositions directes bilan et hors bilan des trois banques.

Les résultats indiquent que les banques marocaines disposant d’une marge de solvabilité suffisante pour absorber des chocs provenant du défaut de l’ensemble des filiales en Afrique, engendrant une perte des expositions portées par leurs maisons mères. 

 

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