Selon Reuters, FCA a pris cette décision après que l’Etat français a demandé que le conseil d’administration de Renault, réuni mardi trois heures durant, puis mercredi pendant six heures, dispose d’un délai additionnel de cinq jours pour se prononcer afin d’obtenir le soutien explicite de son partenaire japonais Nissan.
L’Etat français, principal actionnaire de Renault avec 15% du capital, a cherché également à obtenir des garanties sur l’emploi en France et le versement de dividendes aux actionnaires du groupe français, ont déclaré des sources informées des discussions.
Dans un communiqué diffusé jeudi matin, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a pris acte de cette décision de FCA, affirmant que l’Etat s’était montré dès le départ ouvert à cette offre, même s’il avait fixé ses conditions.
Gérard Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, a pour sa part estimé que les discussions pourraient reprendre à l’avenir avec FCA, si les conditions étaient réunies.
Après avoir appris que le conseil de Renault n’avait pas encore tranché, celui de Fiat Chrysler, réuni sous la présidence de John Elkann, a décidé de retirer dans la nuit, avec effet immédiat, l’offre qu’il avait déposée neuf jours plus tôt.
“Il est devenu clair que les conditions politiques en France ne sont actuellement pas réunies pour qu’une telle combinaison voie le jour avec succès”, a déclaré Fiat Chrysler dans un communiqué.