L'encours de la dette privée s'est élevé à 250 milliards de dirhams (MMDH) à fin octobre 2023, en légère baisse de 1,71% en glissement annuel, selon le Comité de Coordination et de Surveillance des Risques Systémiques (CCSRS), réuni mardi au siège de Bank Al-Maghrib (BAM).
L’endettement net des émetteurs non-financiers au premier semestre 2023 demeure à un niveau modéré soit 49% des fonds propres pour les émetteurs cotés et 81% des fonds propres pour les émetteurs non cotés, précise BAM dans un communiqué diffusé à l’issue de la 18ème réunion du CCSRS.
Sur le marché obligataire, les taux des Bons de trésor (BDT) ont connu à la fin du premier semestre 2023 un recul notable, suivi d’une stabilisation tout au long du deuxième semestre avec un tassement du niveau de volatilité et ce, après la tendance haussière enregistrée depuis le deuxième semestre 2022, en lien notamment avec le resserrement de la politique monétaire, explique le communiqué.
Pour ce qui est du marché boursier, l’indice MASI a poursuivi une tendance haussière, enregistrant un gain de 11,89% au 12 décembre et ce, avec un niveau de volatilité modéré de 9,71% en moyenne.
La valorisation globale du marché reste relativement élevée avec un PER à 17,7x mais elle s’inscrit en baisse par rapport à la moyenne des 5 dernières années. Le ratio de liquidité du marché boursier à fin novembre s’élève à 9,50% contre 8,51% une année auparavant.
Le Comité de Coordination et de Surveillance des Risques Systémiques, composé des représentants de Bank Al-Maghrib, de l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC), de l’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale (ACAPS) et de la Direction du Trésor et des Finances Extérieures (DTFE), a fait le point sur l’état d’avancement de la feuille de route de stabilité financière couvrant la période 2022-2024.
Le Comité, qui a analysé la cartographie des risques systémiques et passé en revue la synthèse des travaux de son sous-comité mensuel, a également fait le point sur les actions en cours visant à renforcer encore davantage la conformité et l’efficacité du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme et a appelé à poursuivre les efforts en perspective des prochaines évaluations mutuelles du le Groupe d'Action Financière du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (GAFIMOAN).