Cette hausse intervient alors que la crise iranienne perturbe l’approvisionnement dans cette région clé de la production mondiale d’hydrocarbures. Les hostilités se poursuivent pour un cinquième jour consécutif, après les frappes israéliennes et américaines contre l’Iran, qui ont déclenché des représailles visant des infrastructures énergétiques régionales.
Dans ce contexte, l’Irak a réduit sa production d’environ 1,5 million de barils par jour, soit près de la moitié de sa production totale, en raison de limitations de stockage et du blocage des exportations. Le pays pourrait voir sa production chuter jusqu’à 3 millions de barils par jour si les exportations ne reprennent pas.
Par ailleurs, l’Iran a ciblé des pétroliers dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transitent environ 20% du pétrole et du GNL mondiaux, interrompant le trafic pour le quatrième jour consécutif.
Cependant, la hausse a été limitée par la déclaration du président Donald Trump, selon laquelle les États-Unis assureraient les navires afin de maintenir les flux énergétiques et commerciaux, avec des escortes navales disponibles en cas de besoin.
Parallèlement, les données de l'API ont montré que les stocks américains de pétrole brut ont augmenté de 5,6 millions de barils la semaine dernière, dépassant les prévisions qui tablaient sur une hausse de 2,19 millions de barils.