La recherche de BMCE Capital revoit sa valorisation de TAQA Morocco à la baisse en raison d’hypothèses plus prudentes sur le calendrier des nouveaux projets. Elle maintient sa recommandation à l’achat après un premier semestre marqué par le recul de la production électrique et la résistance des bénéfices.
BMCE Capital Global Research (BKGR) ramène son cours cible sur TAQA Morocco de 2.977 à 2.816 DH dans une note datée du 21 septembre. Sur la base du cours de 1.720 DH observé le 18 septembre, cette valorisation représente un potentiel de hausse de 63,7% selon la société de Bourse.
La révision du cours cible tient principalement à un décalage, dans le modèle de BKGR, de la contribution attendue des nouveaux projets. Les analystes retiennent également des hypothèses plus prudentes sur la disponibilité des unités de production et les prix des matières premières.
Au premier semestre 2026, le chiffre d’affaires consolidé de TAQA Morocco a reculé de 5,4%, à 5,1 milliards de dirhams. BKGR relie cette baisse à une production électrique ramenée à 6.684 GWh, dans le cadre du programme de maintenance. Le taux de disponibilité des unités 1 à 6 est passé de 91,7% à 86,6% en un an. L’évolution de la parité dollar/dirham a également pesé sur les revenus liés aux mécanismes d’indexation contractuelle, selon la note.
Malgré le repli de l’activité, l’EBITDA progresse de 0,7%, à 1,66 milliard de dirhams. Le résultat d’exploitation reste proche de son niveau de l’an dernier, à 1,25 milliard de dirhams (−0,4%), tandis que le résultat net part du groupe augmente de 5,8%, à 462 MDH. BKGR souligne notamment la baisse de 6,9% des charges d’exploitation et l’amélioration du résultat financier. L’endettement net consolidé s’établit à 4,62 milliards de dirhams à fin juin, en recul de 13% depuis le début de l’année.
Pour 2026, BKGR prévoit un chiffre d’affaires de 11,1 milliards de dirhams et un résultat net part du groupe de 992 MDH. À plus long terme, sa valorisation intègre une contribution progressive des projets de diversification dans les énergies renouvelables, le gaz, le dessalement et les infrastructures de transport d’eau et d’électricité. Leur calendrier de mise en service et leur rentabilité restent déterminants pour les projections du bureau de recherche.