Le besoin de financement de l'économie nationale, en pourcentage du produit intérieur brut (PIB), s'établirait à 3% en 2027, contre 4,6% en 2026, soit une amélioration de 1,6 point de PIB, selon le rapport économique et financier accompagnant le projet de loi de finances (PLF) de l'année prochaine.
Cette amélioration serait soutenue par la progression du PIB, aux prix courants, de 5,5% en 2027 après une hausse de 6,1% en 2026, indique ce rapport publié sur le site du ministère de l'Économie, des Finances et de la Performance publique.
D'après la même source, l'économie nationale devrait afficher une croissance de 3,7% en 2027, sous l'effet d'une progression plus modérée de la valeur ajoutée agricole (0,5%) et de la poursuite du dynamisme des activités non agricoles (4%).
Cette évolution serait soutenue par une croissance de 3,9% de la valeur ajoutée du secteur secondaire et une progression de 4,1% de la valeur ajoutée du secteur tertiaire.
Les impôts sur les produits nets des subventions devraient, pour leur part, afficher une hausse de 4,8% en 2027, portant le PIB non agricole à 4,1% en 2027.
Du côté de la demande intérieure, la consommation finale des ménages augmenterait de 4,3%, en volume, en 2027, sous l'effet de la consolidation des revenus des ménages et de la progression des transferts des Marocains résidant à l'étranger (MRE). Elle contribuerait ainsi à hauteur de 2,4 points à la croissance économique réelle. S’agissant de la consommation des administrations publiques, elle afficherait une hausse de 6,4% en 2027 après 8,5% en 2026, en lien avec l'évolution des dépenses de personnel et des autres biens et services. Sa contribution à la croissance s'établirait à 1,2 point en 2027.
Pour sa part, la formation brute de capital fixe réaliserait une croissance de 5,6% en 2027, après 8,6% en 2026, contribuant à hauteur de 1,7 point à la croissance économique. Cette évolution serait soutenue notamment par la poursuite des grands chantiers structurants, les dépenses d'équipement du Budget Général de l'État, ainsi que par la progression des recettes des investissements directs étrangers (IDE).
En outre, les exportations de biens et services progresseraient de 8,6% en volume en 2027 après 7,7% en 2026, dans le cadre de la poursuite du dynamisme attendu de la croissance de la demande extérieure adressée au Maroc.
Concernant les importations, leur croissance devrait croitre de 8% en 2027 après 9,3% en 2026, sous l'effet notamment de la hausse importante des importations des produits alimentaires (+11,9%), des demi-produits (+9,4%) et des biens finis d'équipement (+9%).
Le différentiel de croissance progressivement favorable aux exportations contribuerait ainsi à améliorer la contribution des échanges passant de -1,5 point en 2026 à -0,7 point en 2027.