Les contrats à terme sur l’or ont dépassé le seuil des 4.300 dollars l’once jeudi. Ils évoluaient autour de 4.314,47 dollars, en hausse de 0,22%, après avoir atteint un plus haut en séance à 4.363,60 dollars.
De son côté, l’or au comptant progressait de 0,2% à 4.254,98 dollars l’once, alignant une quatrième séance consécutive de hausse et atteignant son niveau le plus élevé depuis le 18 juin. Le métal jaune affiche un gain de près de 6% depuis le début de la semaine.
Cette progression est soutenue par le repli du dollar et des espoirs d’une reprise du trafic dans le détroit d’Ormuz. Cette perspective a contribué à faire baisser les cours pétroliers, atténuant les craintes d’inflation et les anticipations de relèvement des taux d’intérêt.
L’Iran et Oman sont parvenus à une entente sur les coordonnées géographiques d’une voie maritime traversant le détroit. Une déclaration commune est en cours de finalisation, mais plusieurs modalités doivent encore être arrêtées et cette entente ne garantit pas, à elle seule, la sécurité de la navigation.
Dans ce contexte, les marchés n’anticipent plus qu’une seule hausse des taux de la Réserve fédérale américaine d’ici la fin de l’année, contre deux une semaine auparavant. Un environnement de taux moins élevés tend à soutenir l’or, qui ne procure aucun rendement.
Les dernières données sur l’emploi américain ont également alimenté cette dynamique. Le secteur privé n’a créé que 44.000 postes en juillet, contre 70.000 attendus par le marché et 95.000 en juin, selon l’enquête ADP. Il s’agit du rythme de création d’emplois le plus faible depuis janvier.
La gouverneure de la Fed, Lisa Cook, a néanmoins réaffirmé qu’elle restait prête à soutenir une hausse des taux si l’inflation ne ralentissait pas, soulignant la nécessité de ramener la progression des prix vers l’objectif de 2%.