L’or a retrouvé le chemin de la hausse mercredi, évoluant autour de 4.400 dollars l’once après deux séances consécutives de baisse. Le métal précieux profite de l’affaiblissement du dollar, tandis que les investisseurs se positionnent avec prudence avant plusieurs décisions majeures de banques centrales.
Le repli du billet vert rend l’or, libellé en dollars, moins coûteux pour les acheteurs utilisant d’autres devises. Cette faiblesse s’explique notamment par la forte appréciation du yen japonais depuis le début du mois.
Les marchés restent prudents à l’approche des décisions de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine, de la Banque centrale européenne et de la Banque du Japon. Ces trois institutions devraient relever leurs taux directeurs au cours du mois.
Les investisseurs attendent également la publication, cette semaine, de données importantes sur l’inflation américaine. Ces indicateurs devraient fournir de nouveaux éléments sur la trajectoire monétaire que pourrait adopter la Fed.
Une inflation plus persistante pourrait renforcer les anticipations de nouvelles hausses de taux. Ce scénario constitue un facteur défavorable pour l’or, qui ne génère aucun rendement, en rendant les placements rémunérés plus attractifs.
La hausse du pétrole ravive les craintes inflationnistes
Dans le même temps, les cours du pétrole ont poursuivi leur progression sur fond d’intensification des tensions au Moyen-Orient. Cette hausse alimente les inquiétudes concernant les pressions inflationnistes et renforce les anticipations de resserrement monétaire.
L’or se retrouve ainsi soutenu par son statut traditionnel de valeur refuge et de protection contre l’inflation, tout en restant exposé au risque d’une remontée des taux d’intérêt.