L’Iran a dénoncé samedi les frappes américaines menées la veille contre son territoire, les qualifiant de « violation flagrante » du protocole d’accord conclu avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Dans un communiqué, le ministère iranien des Affaires étrangères a indiqué condamner « fermement les frappes aériennes menées par l’armée terroriste américaine dans la soirée du vendredi 26 juillet contre plusieurs sites situés sur la côte sud de l’Iran ».
Selon la diplomatie iranienne, ces frappes constituent une violation du paragraphe 4 de l’article 2 de la Charte des Nations unies, ainsi que du paragraphe 1 du protocole d’accord conclu à la mi-juin avec les États-Unis.
Téhéran a affirmé avoir riposté samedi en attaquant des cibles américaines dans le Golfe. Les frappes américaines, les premières connues depuis la signature du protocole d’accord entre Washington et Téhéran le 17 juin, ont été lancées après l’attaque d’un navire commercial ayant franchi le détroit d’Ormuz, attribuée à l’Iran par les États-Unis.
« Si l’agression se répète, notre réponse sera plus large que ça », ont averti les Gardiens de la Révolution, cités par la télévision d’État Irib.
De son côté, l’armée américaine a indiqué avoir ciblé des lieux de stockage de missiles et de drones ainsi que des sites radar côtiers en Iran, en réponse à l’attaque de la veille contre un navire commercial qui transitait par le détroit d’Ormuz. Elle a ensuite publié sur X une vidéo de sa frappe contre l’Iran.
La télévision d’État iranienne avait fait état vendredi soir d’une explosion et d’un impact de projectile sur un quai de la ville de Sirik, dans le sud du pays, ainsi que de plusieurs tirs d’avertissement visant ce que Téhéran qualifie de « navires en infraction » dans le détroit d’Ormuz.
Un responsable des ports de la région d’Hormozgan, cité par l’agence Mehr, a toutefois affirmé que « le port de Sirik n’a subi aucun dommage lors de l’attaque ennemie ».
Le vice-président américain JD Vance a, pour sa part, écrit sur X que l’Iran avait « signé un accord de cessez-le-feu » et que Washington l’avait respecté. « S’ils ont des désaccords sur la mise en œuvre du protocole d’accord, ils peuvent décrocher leur téléphone. Mais la violence n’engendrera que la violence », a-t-il ajouté.
Plus tôt, Donald Trump avait qualifié l’attaque du cargo de « violation stupide » du cessez-le-feu, alors que les deux parties sont entrées dans une phase de soixante jours de négociations en vue de parvenir à un accord final.