La Réserve fédérale devrait relever ses taux directeurs de 25 points de base en septembre, portant la fourchette cible des fonds fédéraux à 3,75%-4,00%. Cette décision interviendrait dans un contexte marqué par une inflation persistante et par le choc énergétique lié à la guerre avec l’Iran.
La Réserve fédérale américaine devrait procéder à une hausse de 25 points de base de ses taux directeurs lors de sa réunion de septembre 2026. La fourchette cible du taux des fonds fédéraux passerait ainsi à 3,75%-4,00%.
S’il se confirme, ce relèvement constituerait le premier resserrement monétaire de la banque centrale américaine depuis 2023. Il intervient alors que l’inflation reste supérieure à l’objectif de la Fed et que la hausse des prix de l’énergie continue d’assombrir les perspectives économiques.
En août, l’inflation globale aux États-Unis s’est maintenue à 3,4% sur un an, tandis que l’inflation sous-jacente s’est établie à 2,4%. Dans le même temps, le prix du diesel a atteint 6 dollars le gallon, renforçant les inquiétudes sur l’évolution des prix dans un contexte où la fin du conflit avec l’Iran paraît encore lointaine.
Lors de son discours à Jackson Hole le mois dernier, le président de la Fed, Kevin Warsh, avait indiqué que la banque centrale aurait « du travail à faire » si elle n’était pas convaincue que l’inflation sous-jacente suivait une trajectoire baissière.
Les responsables monétaires publieront également leurs nouvelles projections économiques. En juin, le graphique à points montrait que neuf membres prévoyaient au moins une hausse de taux en 2026, tandis que six anticipaient au minimum deux relèvements. Kevin Warsh n’avait pas communiqué de prévision à cette occasion.