Mercredi 18 Janvier 2017

Capital-investissement : Les premières indiscrétions sur léactivité en 2016

Capital-investissement : Les premières indiscrétions sur léactivité en 2016

La septième édition des rendez-vous annuels de l'AMIC (Association marocaine des investisseurs en capital) se tient aujourd'hui à Casablanca. L'occasion pour les professionnels du secteur de débattre de l'évolution de cette classe d'actifs en 2016 et des freins qui entravent son développement. 

Le capital-investissement attire de plus en plus de curieux. Cela se constate à vue d'oeil lors de cette septième édition des rendez-vous annuels de l'AMIC. Car, il y a 7 ans, ils étaient une quarantaine de personnes, tout au plus, rassemblées dans une petite salle à discuter de cette thématique perçue comme utopique à l'époque. Depuis, bien des choses ont évolué, les intervenants sont matures et la profession - qui a vocation, et on oublie souvent de le signaler, à attirer des IDE vers le Maroc - s'est ouverte sur le reste du continent. Les capital-investisseurs marocains cherchent de plus en plus de cibles dans la région mais cela ne les empêchent pas de s'atteler à résoudre les problèmes de cette industrie au Maroc et ils sont nombreux. 

Un meilleur cadre juridique et une fiscalité à la traîne 

Bien que la nouvelle loi sur les OPCC (Organismes de placement collectif en capital) offre un large éventail de possibilités aux professionnels en termes de politique d'investissement, le cadre fiscal, lui, a tendance à peser sur cette industrie. La loi sur les OPCC permet en effet aux capital-investisseurs une plus grande protection grâce au contrôle de l'AMMC et leur ouvre plus de champs d'investissement. Ils n'ont plus de limite dans la taille des entreprises cibles, qu'elles soient cotées ou pas, étrangères ou marocaines et ils peuvent investir dans tout, y compris dans les Sukuks. Les OPCC peuvent également émettre des titres en devises étrangères. Sur le papier, cette loi ressemble aux meilleurs standards internationaux. Mais sur le papier seulement. Car en face, les droits d'enregistrement sur les deals sont élevés (4%), ce qui calme les ardeurs des investisseurs. Autre frein fiscal, la TVA sur les frais de gestion qui rend le service offert par les société de gestion peut compétitif. "Nous sommes à la traine sur le volet fiscal" déclare le fiscaliste  Abdelkader Boukhriss, qui reste tout de même optimiste sur une prise de conscience de la part de l'Etat sur ces question. 

800 MDH investis en 2016 

Quoi qu'il en soit, la profession se modernise à vue d'oeil, en témoigne le montant investi de 800 MDH à fin 2016, dans 20 entreprises. Ces investissements sont à rapporter aux fonds sous gestion qui sont de 7 Mds de dirhams au pointage de 2015. Pour l'heure, les chiffres définitifs de la profession concernant l'exercice écoulé ne sont pas encore arrêtés mais l'on sait déjà, selon le président de l'AMIC, Hassan Laaziri, que 10 sorties ont été réalisées durant l'année écoulée. Tout en rappelant qu'aucune sortie n'a été réalisée par la voie royale, celle de la Bourse, Laaziri interprète cette donnée comme un signe de maturité du marché. "Tous ces désinvestissements ont été réalisés à travers d'autres fonds ou auprès d'industriels, ce qui montre qu'un marché secondaire du capital-investissement se développe petit à petit". 
 

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