La semaine du 22 au 28 octobre 2026 a été marquée par une évolution contrastée des principaux indicateurs économiques et financiers. Les avoirs officiels de réserve poursuivent leur progression, tandis que le déficit budgétaire affiche une amélioration à fin septembre. En revanche, les échanges extérieurs restent sous pression, avec un creusement du déficit commercial. Sur le marché boursier, le MASI poursuit son repli, malgré une nette progression des volumes échangés.
Les avoirs officiels de réserve se sont établis à 514,6 milliards de dirhams au 23 octobre, en hausse de 0,9% par rapport à la semaine précédente et de 19,9% en glissement annuel. Ils représentent ainsi près de 5 mois et 27 jours d'importations de biens et services. Sur le marché des changes, le dirham s'est apprécié de 0,23% face à l'euro, tandis qu'il s'est déprécié de 0,66% vis-à-vis du dollar américain.
Sur le marché monétaire, les interventions de Bank Al-Maghrib ont atteint 146,8 milliards de dirhams en moyenne quotidienne, contre 147,2 milliards une semaine auparavant. Le taux interbancaire est, pour sa part, resté stable à 2,25%, tandis que le volume quotidien moyen des échanges s'est établi à 2,9 milliards de dirhams, contre 3 milliards la semaine précédente.
Du côté des prix, l'indice des prix à la consommation a progressé de 1% en septembre par rapport au mois précédent, après un recul de 0,3% en glissement annuel en août. Sur un an, l'inflation s'est établie à 0,5%. L'indicateur de l'inflation sous-jacente a également augmenté de 0,5% sur un mois, après une baisse de 0,1% en août.
Sur le plan monétaire, l'agrégat M3 a progressé de 12,2% en glissement annuel en septembre, pour atteindre 2.237,9 milliards de dirhams. Le crédit bancaire a également affiché une hausse de 12,2% sur un an, à 1.333,3 milliards de dirhams. Cette évolution recouvre notamment une progression de 32,4% des crédits à l'équipement et de 12,4% des facilités de trésorerie.
Du côté des finances publiques, le déficit budgétaire s'est réduit à 33,1 milliards de dirhams à fin septembre 2026, contre 52,4 milliards à la même période de l'année précédente. Cette amélioration s'explique notamment par la progression de 14,1% des recettes ordinaires, à 375,9 milliards de dirhams, tandis que les dépenses totales ont augmenté de 10,1%, à 410,6 milliards. Les dépenses d'investissement ont, pour leur part, progressé de 13,4%, à 82,8 milliards de dirhams.
En revanche, les échanges extérieurs continuent de peser sur les équilibres macroéconomiques. À fin septembre, le déficit commercial s'est creusé de 25,4% sur un an, pour atteindre 323,9 milliards de dirhams. Les importations ont augmenté de 17%, à 708 milliards de dirhams, dépassant la progression de 10,7% des exportations, qui se sont établies à 384,1 milliards. La facture énergétique a notamment enregistré une hausse de 37%, à 111,6 milliards de dirhams. En parallèle, les exportations automobiles ont progressé de 14,3%, à 132,1 milliards de dirhams.
Les recettes de voyages et les transferts des Marocains résidant à l'étranger ont poursuivi leur dynamique positive, avec des hausses respectives de 12,1% et de 11,3% à fin septembre. Les flux nets d'investissements directs étrangers ont également enregistré une progression de 58,4%, à 35,2 milliards de dirhams.
Enfin, sur le front de la croissance, le PIB a progressé de 4% au deuxième trimestre 2026, porté principalement par la hausse de 21,2% de la valeur ajoutée agricole, tandis que les activités non agricoles ont enregistré une croissance plus modérée de 1,5%.