Les principales Bourses européennes sont attendues en ordre dispersé vendredi à l'ouverture, au lendemain du maintien des taux par la BCE et de l'annonce du départ anticipé de sa présidente Christine Lagarde, tout en prenant connaissance d'une série de données économiques clés.
D'après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien pourrait gagner 0,15% à l'ouverture.
Les contrats à terme signalent une baisse de 0,32% pour le Dax à Francfort, une hausse de 0,27% pour le FTSE à Londres et une baisse de 0,11% pour le Stoxx 600.
Comme attendu, la Banque centrale européenne (BCE) a laissé jeudi ses taux directeurs inchangés, une décision prise à l'unanimité après le relèvement opéré le mois dernier pour juguler l'inflation, sans exclure une nouvelle hausse des coûts d'emprunt en décembre.
La surprise a davantage eu lieu quelques heures plus tôt, avec la démission de la présidente de la BCE, Christine Lagarde.
Christine Lagarde quittera ses fonctions le 7 février prochain, alors que son mandat de présidente devait se terminer en octobre 2027.
"La raison pour laquelle j'anticipe la fin de mon mandat (...) est que je souhaite disposer de la liberté d'expression et de la liberté de m'engager", a déclaré jeudi Christine Lagarde, lors de la conférence de presse destinée à expliquer la décision de politique monétaire.
Dans le sillage de la BCE et la Réserve fédérale américaine (Fed) avant elle, la Banque du Japon (BoJ) a maintenu vendredi ses taux d'intérêt inchangés, tout en révisant à la hausse ses prévisions d'inflation.
En parallèle, la saison des résultats se poursuit, avec notamment Crédit Agricole, Capgemini, Sanofi, Puma et BP à l'ordre du jour.
En cette dernière séance du mois d'octobre, les marchés appréhendent une salve de données économiques majeures, avec notamment les premières estimations d'inflation et de PIB à travers l'Europe.
Contre toute attente, l'économie française a légèrement reculé au troisième trimestre, le PIB ressortant en baisse de 0,1%. Les économistes interrogés par Reuters tablaient sur une hausse de 0,1%, après une stagnation au trimestre précédent.
Ces chiffres permettront aux investisseurs d'affiner leurs perspectives sur la deuxième économie de la zone euro, en proie à de vives tensions sur son marché obligataire, face aux craintes budgétaires et alors qu'un nouvel acte de mobilisation sociale est attendu samedi.