La Banque Marocaine pour le Commerce et l’Industrie (BMCI), filiale du groupe BNP Paribas, a publié ses indicateurs financiers au 30 juin 2025, confirmant une progression modérée de ses résultats dans un contexte marqué par un resserrement du crédit mais aussi une hausse des dépôts de la clientèle.
Au terme du premier semestre, le Produit Net Bancaire (PNB) consolidé ressort à 1,99 milliard de dirhams, en hausse de 5,4% par rapport à la même période en 2024, soutenu par la bonne dynamique de la marge d’intérêt (+5,2%) et de la marge sur commissions (+6,8%).
Sur base sociale, le PNB atteint 1,89 milliard de dirhams, en hausse de 4,3%.
Grâce à la maîtrise des charges, les frais de gestion consolidés se situent à 1,19 milliard de dirhams (+4%). Le coefficient d’exploitation s’améliore ainsi à 60%, contre 61% un an plus tôt.
Le Résultat Brut d’Exploitation (RBE) ressort à 796 millions de dirhams à fin juin 2025, en progression de 7,5% par rapport à la même période de l’année de 2024.
Le Résultat Net consolidé s’élève à 218 millions de dirhams à fin juin 2025, en progression de 2,5% par rapport à juin 2024. Sur base sociale, il ressort à 292 millions de dirhams, soit une croissance plus soutenue de 11,7%.
Le Résultat Avant Impôt consolidé atteint 385 millions de dirhams, en hausse de 6,8%, tandis que sur base sociale, il progresse de 15,7% à 437 millions de dirhams
Les crédits par caisse à la clientèle consolidés reculent de 3,9%, à 56,86 milliards de dirhams à fin juin 2025 contre 59,19 milliards au 31 décembre 2024. En revanche, les dépôts de la clientèle progressent de 3% à 49,83 milliards de dirhams, avec une part élevée de ressources non rémunérées (75,8%). Les engagements par signature s’inscrivent en hausse de 3,3% à 19,9 milliards de dirhams.
Le coût du risque consolidé ressort à 397 millions de dirhams, en hausse de 10,1%, reflétant un renforcement des provisions sur le portefeuille de crédits (stage 1 et 2). Sur base sociale, il s’établit à 240 MDH, en recul de 17,3% grâce à une amélioration de la situation financière des ménages notamment dans les activités de crédit à la consommation et à un environnement macroéconomique plus favorable.