L’euro évoluait autour de 1,135 dollar mardi 29 septembre, pénalisé par la hausse du pétrole et des rendements obligataires américains. Les marchés réévaluent les perspectives de taux de la Réserve fédérale, tandis que la Banque centrale européenne défend une réponse mesurée à l’inflation.
La monnaie unique cédait 0,24 %, à 1,1344 dollar, atteignant son plus bas niveau depuis trois mois. Le dollar profite de la remontée des cours du pétrole et des rendements des obligations américaines. Le Brent dépassait 106 dollars le baril, dans un contexte d’incertitude sur les efforts diplomatiques liés au conflit avec l’Iran.
Aux États-Unis, la hausse des prix de l’énergie ravive les craintes d’inflation et renforce les anticipations de resserrement monétaire. Les marchés attribuent désormais une probabilité supérieure à 70 % à une hausse des taux de la Fed fin octobre, selon les données de CME Group citées par Reuters. La progression des rendements américains contribue ainsi à soutenir le billet vert.
En zone euro, la BCE reste également attentive aux tensions sur les prix. Christine Lagarde a indiqué lundi que la hausse de l’énergie ne s’était, à ce stade, pas traduite par une accélération significative des salaires. Après avoir relevé ses taux de 25 points de base en septembre, l’institution juge qu’une réponse mesurée demeure appropriée. Ses dernières projections tablent sur une croissance de 0,9 % en 2026 et une inflation moyenne de 3 %.
Les marchés envisagent jusqu’à quatre hausses de taux supplémentaires de la BCE sur l’année à venir. Ce scénario reste toutefois une anticipation : plusieurs économistes s’attendent à une pause en octobre, puis à une éventuelle hausse en décembre, lors de la publication de nouvelles projections.