L'euro a dépassé mardi le seuil symbolique des 1,20 dollar, une première depuis plus de quatre ans, après des commentaires de Donald Trump tandis que les Bourses mondiales ont été orientées à la hausse, en pleine saison des résultats d'entreprises.
Interrogé sur la valeur de la monnaie des Etats-Unis, le président américain l'a trouvée "formidable", estimant que "le dollar se porte très bien".
"Je pourrais le faire monter ou descendre comme un yo-yo", a-t-il ajouté.
Alors que le dollar était déjà bien à la peine, ces commentaires ont accru ses pertes: vers 21H55 GMT la devise chutait de 1,37% face à l'euro, à 1,2043 dollar, à un niveau plus vu depuis juin 2021.
"L'imprévisibilité politique est indéniablement négative pour le dollar", notent les analystes de Monex USA.
Pour Joshua Mahony, de Scope Markets, "la confiance dans le dollar comme principal garant de la sécurité semble s'être évanouie sous la présidence de Trump".
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, le billet vert a cédé plus de 15% à l'euro.
Les investisseurs "se diversifient et veulent réduire globalement leur exposition aux actifs américains, et donc au dollar, où il n'y a que des coups à prendre face à une gouvernance imprévisible", justifie auprès de l'AFP François Dossou, directeur de la gestion actions chez Sienna IM.
La débâcle de la devise, habituellement considérée comme une valeur refuge, profite aux métaux précieux.
L'or et l'argent enchainent les records ces derniers mois. En un an, le cours de l'argent a été multiplié par trois, celui de l'or a pris près de 90%.