Cette mesure impacte directement les corridors d'exportation de la zone Ouest-Méditerranée, un périmètre géographique qui englobe les ports du Sud-Ouest et du Centre-Sud de l'Europe, mais qui constitue également le prolongement maritime direct des échanges extérieurs du Maroc. Pour les industriels et exportateurs marocains positionnés sur les marchés nord-américains, cette surtaxe représente un surcoût additionnel de 250 dollars par conteneur, qu'il s'agisse d'unités sèches (Dry) ou réfrigérées (reefers).
Dans un contexte où le commerce extérieur du Royaume repose massivement sur la voie maritime, cette nouvelle surcharge vient alourdir la facture logistique des entreprises locales. Elle intervient à un moment où les exportateurs font déjà face à des défis concurrentiels importants sur les liaisons transatlantiques, illustrant la vulnérabilité des flux d'approvisionnement face aux ajustements tarifaires conjoncturels décidés par les armateurs mondiaux.