Sur le London Metal Exchange, le contrat à trois mois progresse de 1,3% à 13.558,50 dollars la tonne vers 09h15 GMT, après avoir culminé à 13.619 dollars, un plus haut depuis fin janvier. Le métal s’oriente ainsi vers une hausse hebdomadaire de 4,4%, la plus marquée depuis octobre 2025.
Ce mouvement s’explique notamment par un retard dans la reprise de la production à la mine de Grasberg en Indonésie. Selon Bloomberg, Freeport-McMoRan ne prévoit un retour à pleine capacité qu’à horizon 2027-2028, alimentant les anticipations d’un resserrement de l’offre à court et moyen terme.
Sur le marché américain, le cuivre Comex continue de surperformer, avec une progression de 1,9% à 6,25 dollars la livre, soit environ 13.769 dollars la tonne, et une hausse hebdomadaire attendue de 6,3%.
Au-delà des tensions ponctuelles sur l’offre, les perspectives structurelles demeurent favorables. Les investisseurs anticipent une demande soutenue, tirée par les investissements dans les infrastructures liées à l’intelligence artificielle, la modernisation des réseaux électriques et la transition énergétique.
Parallèlement, certaines contraintes viennent accentuer les tensions sur le marché. La Chine a suspendu ses exportations d’acide sulfurique jusqu’à au moins décembre, retirant environ 3 millions de tonnes du marché mondial. Cette décision affecte directement des pays producteurs clés comme le Chili, l’Indonésie et l’Inde, déjà confrontés à des pressions sur leur production. À titre d’exemple, la production chilienne a reculé d’environ 6% au premier trimestre 2026 en glissement annuel.
Dans ce contexte, le cuivre reste soutenu par un équilibre offre-demande de plus en plus tendu, malgré les incertitudes liées à l’environnement géopolitique et à la dynamique de la croissance mondiale.