Le Brent poursuivait sa progression jeudi, soutenu par les incertitudes entourant les négociations entre Washington et Téhéran et par les nouvelles menaces visant la navigation dans le détroit d’Ormuz.
Les cours du pétrole ont accéléré jeudi. Le contrat à terme sur le Brent pour livraison en novembre évoluait autour de 105,65 dollars le baril, en hausse de près de 2,5%, après avoir déjà progressé de 3,86% la veille.
Le marché reste attentif à l’évolution des relations entre les États-Unis et l’Iran. Devant l’Assemblée générale des Nations unies, le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré que Téhéran ne céderait pas aux menaces et ne renoncerait pas à son droit de développer la technologie nucléaire à des fins économiques.
Le président iranien a également affirmé que son pays ne garantirait pas la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz tant que les sanctions et le blocus américains resteraient en vigueur.
Aux États-Unis, le secrétaire à l’Énergie, Chris Wright, a indiqué que l’administration Trump travaillait avec les raffineurs sur une réduction volontaire des exportations américaines de diesel, en alternative à une interdiction formelle des expéditions vers l’étranger.
Parallèlement, l’Arabie saoudite prend des mesures pour reprendre ses exportations de pétrole via l’oléoduc Est-Ouest. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a, de son côté, déclaré avoir discuté avec Donald Trump d’un cessez-le-feu portant sur les infrastructures énergétiques.