Les principales Bourses européennes sont attendues en baisse vendredi à l'ouverture, dans le sillage des Bourses asiatiques face à une vague de ventes touchant le secteur des semi-conducteurs, tandis que de nouvelles frappes ont eu lieu au Moyen-Orient.
Les contrats à terme signalent une baisse de 0,84% pour le CAC 40 parisien, de 0,45% pour le Dax à Francfort et de 0,15% pour le FTSE à Londres et de 0,50% pour le Stoxx 600.
Cette semaine, les investisseurs se sont détournés des valeurs des semi-conducteurs au profit d'autres secteurs, tels que les banques, après la publication de résultats solides par les principaux établissements américains, laissant l'Asie particulièrement vulnérable à la vague de ventes compte tenu de son exposition plus importante aux puces.
"Après un fort rebond depuis le début de l’année, porté par les semi-conducteurs, des inquiétudes ont refait surface quant à une éventuelle surcapacité dans le développement de l’IA", ont déclaré les analystes de HSBC.
Tandis que la saison des résultats semestriels se poursuit, les opérateurs prendront connaissance plus tard dans la matinée des données finales sur l'inflation dans la zone euro en juin, des indications précieuses en amont de la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi prochain.
En parallèle, la situation au Moyen-Orient retient également toujours l'attention des opérateurs, les cours pétroliers étant en passe d'enregistrer leur plus forte hausse hebdomadaire en trois mois, tandis que les données encourageantes concernant l'inflation sont contrebalancées par la reprise des hostilités entre Washington et Téhéran.
L'armée américaine a lancé une nouvelle salve d'attaques contre l'Iran pour la sixième nuit consécutive jeudi "afin de détériorer davantage les capacités militaires iraniennes", tandis que Téhéran a riposté en frappant des cibles militaires américaines au Koweït.
Alors que les deux parties avaient signé un cessez-le-feu le 17 juin, Washington et Téhéran se sont mutuellement accusés plus tôt ce mois-ci de ne pas respecter les conditions de l'accord intérimaire, jetant une ombre sur une issue diplomatique au conflit et mettant en suspens les perspectives des marchés.