Les cours de l’or ont fortement progressé lundi, dans un contexte de ruée vers les valeurs refuges. Le métal jaune a gagné plus de 2% pour atteindre 5.400 dollars l’once, son plus haut niveau depuis plus d’un mois.
Cette hausse intervient après les frappes conjointes américano-israéliennes contre l’Iran le week-end dernier. Ces attaques ont entraîné la mort du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, accentuant les tensions régionales et perturbant le trafic maritime dans le Golfe, une zone stratégique pour l’approvisionnement énergétique mondial.
En représailles, l’Iran a mené des frappes visant des bases américaines dans plusieurs pays voisins, notamment aux Émirats arabes unis, à Bahreïn, au Koweït, au Qatar, en Arabie saoudite, en Jordanie, en Irak et en Syrie.
Au-delà de l’épisode récent, l’or a enregistré en février son septième mois consécutif de hausse, la plus longue série depuis 1973. Cette dynamique est alimentée par l’intensification des tensions géopolitiques et par la redéfinition des relations internationales impulsée par le président américain Donald Trump.
La progression du métal précieux est également soutenue par des achats significatifs des banques centrales et par un désengagement généralisé des investisseurs vis-à-vis des obligations souveraines et des devises, renforçant son statut de valeur refuge dans un environnement international incertain.