Cette détente intervient après l'annonce par le président américain Donald Trump de la signature d'un accord avec la Russie pour approvisionner les marchés mondiaux en diesel, assorti de la levée temporaire de sanctions américaines visant le carburant russe. Bien que ces volumes supplémentaires soient perçus comme un facteur d'atténuation des tensions sur le marché mondial des produits raffinés, la banque ING souligne qu'un fort scepticisme persiste quant au respect du cessez-le-feu énergétique entre la Russie et l'Ukraine, des cibles énergétiques ukrainiennes ayant de nouveau été touchées. De plus, plusieurs parlementaires américains des deux partis ont affirmé que cet accord violait la loi américaine interdisant les importations d'énergie russe avant la fin des hostilités.
Sur le front géopolitique au Moyen-Orient, les inquiétudes relatives à la vulnérabilité des infrastructures énergétiques et des voies maritimes restent vives à la suite des attaques des Houthis contre l'aéroport international de Riyad et d'incidents ciblés sur des pétroliers près du détroit d'Hormuz. L'OPEP+, par la voix de son secrétaire général Haitham Al Ghais, a d'ailleurs révisé à la baisse sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole pour cette année à 400.000 barils par jour (contre 1,4 million bpd en début d'année), tout en pointant l'explosion des coûts de transport maritime et d'assurance, qui dépassent désormais le tiers de la valeur des marchandises.