Cette progression intervient après l’annonce par le président américain Donald Trump du rétablissement d’un blocus visant les navires iraniens transitant par le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures. Washington prévoit également d’imposer un prélèvement de 20% sur les cargaisons empruntant cette voie maritime, au titre des coûts liés à la sécurisation du détroit.
Le dispositif doit entrer en vigueur ce mardi à 16h, heure de l’Est, selon les éléments rapportés. Donald Trump estime que les États-Unis devraient être indemnisés par les pays bénéficiant de leurs efforts de sécurisation dans la région, notamment l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, Bahreïn et le Koweït.
Ces annonces s’inscrivent dans un contexte de regain de tensions entre Washington et Téhéran. Les États-Unis cherchent à limiter la capacité de l’Iran à perturber le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, tandis que Téhéran a riposté en ciblant des alliés américains dans la région.
Le regain de tensions autour d’Ormuz a ravivé les inquiétudes des investisseurs quant à d’éventuelles perturbations de l’offre énergétique mondiale. Le détroit constitue l’un des points de passage les plus sensibles du commerce pétrolier international, ce qui explique la forte réactivité des cours à toute annonce susceptible d’affecter le transit maritime.
Par ailleurs, Donald Trump a indiqué qu’il soutiendrait un projet de loi de sanctions contre la Russie, porté initialement par le sénateur Lindsey Graham, et visant à pénaliser les acheteurs de pétrole et de gaz naturel russes. Après le décès de Lindsey Graham, des sénateurs américains travaillent à une version révisée du texte, selon Axios.