EMISSION DU 08/03 - par

L’or progresse, le pétrole chute après la suspension d’une attaque américaine contre l’Iran

Le baril de Brent reculait de 4,41%, à 84,05 dollars tandis que le brut léger américain West Texas Intermediate évoluait également en nette baisse, sous la barre des 81 dollars.

Ce repli intervient après plusieurs semaines de forte volatilité sur les marchés énergétiques mondiaux, alimentée par l’escalade des tensions géopolitiques dans le Golfe et les perturbations affectant le transport maritime ainsi que les infrastructures pétrolières.

Donald Trump a annoncé samedi soir avoir suspendu une attaque d’envergure prévue contre l’Iran, après que Téhéran et plusieurs pays du Moyen-Orient ont demandé un délai afin de négocier un accord.

Selon le président américain, les discussions doivent notamment porter sur la réouverture immédiate et complète du détroit d’Ormuz ainsi que sur le programme nucléaire iranien. Il a toutefois précisé que Washington restait prêt à intervenir en cas d’échec de la voie diplomatique.

Le président américain a également indiqué que plusieurs alliés des États-Unis au Moyen-Orient, dont l’Arabie saoudite, l’avaient appelé à suspendre les frappes prévues et à privilégier les négociations.

L’or se maintient au-dessus de 4.100 dollars

À l’inverse du pétrole, l’or progressait légèrement de 0,14%, à 4.112,80 dollars l’once.

Le recul des cours pétroliers a contribué à apaiser les inquiétudes entourant une nouvelle poussée inflationniste et un durcissement prolongé des politiques monétaires. Le métal jaune a également profité de la faiblesse du dollar américain, qui le rend plus accessible aux investisseurs utilisant d’autres devises.

L’or a ainsi consolidé son évolution au-dessus du seuil des 4.100 dollars, après l’annonce de la reprise des discussions entre les États-Unis et l’Iran.

 Les indicateurs américains au centre de l’attention

Les investisseurs se tournent désormais vers une semaine chargée en données économiques aux États-Unis, notamment sur le marché du travail. Le rapport mensuel sur l’emploi, attendu vendredi, sera particulièrement suivi afin d’évaluer la trajectoire de la politique monétaire américaine.

La semaine dernière, la Réserve fédérale américaine a maintenu ses taux directeurs inchangés. Trois de ses responsables ont toutefois averti qu’un retard excessif dans l’action contre l’inflation pourrait nécessiter, à terme, un resserrement monétaire plus prononcé.

Les marchés évaluent actuellement à environ 68% la probabilité d’une hausse de 25 points de base des taux de la Fed en septembre.

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