Ce repli intervient dans le sillage de la publication de statistiques de l'emploi américaines supérieures aux attentes, qui renforcent les anticipations d'une hausse des taux de la Réserve fédérale dès ce mois-ci et pèsent sur les perspectives de demande de métaux industriels.
Parallèlement, les investisseurs ont évalué les risques d'inflation croissante après la poursuite de la progression des prix du pétrole, sur fond de grèves navales entre les États-Unis et l'Iran durant le week-end.
En dépit de ce mouvement, le cuivre est resté proche de ses records historiques, porté par des préoccupations persistantes concernant l'approvisionnement. Les analystes ont pointé du doigt l'embargo récent imposé par le Congo sur les exportations, le ralentissement de la production des principaux producteurs le Chili et le Pérou, ainsi que les perturbations liées à El Niño. À cet égard, les données ont révélé que le Chili, premier producteur mondial, a enregistré sa plus faible production du deuxième trimestre depuis au moins 19 ans, le pays ayant également revu à la baisse ses prévisions de production pour l'ensemble de l'année pour le deuxième trimestre consécutif en anticipant désormais une baisse de 2,6 %.
Enfin, l'incertitude pesant sur les droits de douane continue de stimuler les exportations de cuivre vers les États-Unis, poussant les stocks du Comex à des niveaux records.