Les tentatives de désescalade du conflit restent dans l’impasse, tandis que les perturbations continuent de secouer les marchés énergétiques et d’alimenter les anticipations inflationnistes. Le président américain Donald Trump a multiplié les déclarations contradictoires sur le dossier. Après avoir affirmé que les États-Unis n’avaient pas besoin de la réouverture du détroit, il a ensuite déclaré aux côtés du président chinois Xi Jinping vouloir maintenir « les détroits ouverts ». De son côté, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a averti cette semaine que le marché pétrolier pourrait rester fortement sous-approvisionné jusqu’en octobre, même dans l’hypothèse d’un arrêt des combats dès le mois prochain. Dans ce contexte, les stocks de pétrole continuent de se réduire, tandis que le trafic maritime à travers le détroit d'Ormuz demeure extrêmement limité, seul un petit nombre de navires ayant réussi à quitter le golfe Persique depuis le début du conflit.