Les installations pétrolières et gazières payent le tribut le plus lourd de cette campagne d'usure. Le port de Fujaïrah aux Émirats arabes unis, vital pour l'exportation de brut en dehors du détroit d'Ormuz, a ainsi été touché à de multiples reprises, endommageant gravement ses réservoirs de carburant et ses collecteurs de pipelines. De même, au Qatar, l'usine de gaz naturel liquéfié de Ras Laffan a subi des dommages majeurs au niveau de ses équipements de liquéfaction ultra-sensibles, menaçant durablement une part substantielle des flux mondiaux de GNL. D'autres infrastructures vitales, telles que les usines de dessalement et de production d'électricité au Koweït ou encore les raffineries saoudiennes, ont également été ciblées pour paralyser les chaînes d'approvisionnement et faire flamber les cours mondiaux de l'énergie.
Face à ces menaces et à l'impact psychologique sur les marchés financiers, plusieurs États de la région ont renforcé le contrôle de l'information en interdisant la diffusion non autorisée de photographies ou de vidéos des sites touchés, qualifiant souvent ces reportages de propagation de fausses rumeurs. Cette stratégie de dissimulation vise à préserver la stabilité économique et à maintenir l'illusion d'une défense aérienne infaillible, alors même que les experts estiment que ces frappes ciblées procurent à Téhéran un levier géopolitique considérable dans les négociations internationales et face à la pression militaire américaine.