Cet incident a relancé les inquiétudes des armateurs et soulevé des interrogations sur la pérennité de l’accord américano-iranien visant à prévenir les attaques dans cette zone clé du commerce énergétique mondial. Le ministre iranien des Affaires étrangères a, de son côté, déclaré que les négociations de paix finales resteraient au point mort si les menaces géopolitiques persistaient.
Malgré ce regain de tension, les cours du pétrole sont restés proches de leur plus bas niveau depuis fin février. Les anticipations d’une offre plus abondante continuent en effet de peser sur le marché, limitant l’ampleur du rebond des prix.
Selon certaines informations, au moins huit navires liés au Japon ont quitté le détroit d’Ormuz en empruntant une route longeant l’Iran. Parmi eux figureraient cinq superpétroliers capables de transporter chacun 2 millions de barils de brut.
Dans le même temps, Saudi Aramco a réduit de 11 dollars le prix de son brut Arab Light destiné aux acheteurs asiatiques pour le mois prochain, creusant l’écart à 1,50 dollar sous le prix de référence régional, dans un contexte de marché morose.