Sur le front de l’énergie, les cours du brut ont accentué leur repli après les déclarations du président américain Donald Trump, indiquant que le Venezuela allait « céder » jusqu’à 50 millions de barils de pétrole aux prix du marché, à la suite du renversement et de la capture du dirigeant du pays. Cette perspective d’un afflux potentiel de barils a ravivé les craintes de surabondance de l’offre, exerçant une pression immédiate sur les prix.
Dans ce contexte, le pétrole brut américain (WTI) a chuté de 1,66 % à 56,18 dollars le baril, tandis que le Brent a reculé de 1,25 % à 59,94 dollars le baril.
La nervosité s’est rapidement propagée aux marchés actions. En Asie, l’indice MSCI Asie-Pacifique hors Japon a reculé de 1,1 %, traduisant une nette aversion au risque. À Tokyo, le Nikkei 225 a cédé 0,6 %, pénalisé par la hausse du yen et par la prudence des investisseurs face à l’escalade des tensions géopolitiques, de l’Amérique du Sud à l’Asie.
Dans ce climat d’incertitude, les valeurs refuges ont conservé leur attrait. L'or au comptant a reculé de 1,1 % à 4 448,29 dollars l'once. Le cuivre a chuté de 1,34 % à 13 060,50 dollars la tonne.
Sur le marché des cryptomonnaies, le bitcoin a chuté de 0,8 % à 92 496,86 $ et l’ether a reculé de 0,8 % à 3 247,70 $.
Les investisseurs restent par ailleurs suspendus aux prochaines données économiques américaines, susceptibles d’affiner les anticipations de baisses de taux par la Réserve fédérale américaine. Un assouplissement monétaire pourrait, à terme, amortir le choc sur les marchés actions, mais à court terme, la géopolitique reprend clairement la main sur les fondamentaux.