Cette évolution reflète principalement une baisse des recettes (-2,7 MMDH), conjuguée à une légère hausse des dépenses (+70 millions de dirhams –MDH), explique le ministère dans son récent document sur la SCRT.
Se situant à 29,77 MMDH, les recettes, sur une base nette des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux, ont atteint un taux de réalisation de 7% par rapport aux prévisions de la loi de finances (LF).
Les recettes fiscales ont reculé de 9,4% à près de 27,9 MMDH avec un taux de réalisation de 7,6%, tandis que celles non fiscales ont augmenté de 19% à plus de 1,25 MMDH.
Pour ce qui est des dépenses ordinaires, elles ont diminué de 22,4% à 32,7 MMDH en janvier dernier, affichant un taux d'exécution de 8,6%. Cette évolution recouvre, d'une part, un recul des dépenses au titre des biens et services de 23,6% et des charges de la compensation de 28,8% et, d'autre part, une hausse des intérêts de la dette de 42,5%.
Les évolutions des recettes et des dépenses ordinaires se sont traduites par un solde ordinaire déficitaire de 2,9 MMDH, contre -9,7 MMDH un an auparavant.
Concernant les dépenses d'investissement, elles ont progressé de 15,1% à 15 MMDH. Comparativement aux prévisions de la LF 2026, leur taux de réalisation s'est élevé à 13%.
Les comptes spéciaux du Trésor (CST) ont dégagé, quant à eux, un excédent de 8,3 MMDH, contre 15,8 MMDH en janvier 2025.