Les cours du pétrole évoluent près de leurs plus hauts de cinq mois. Les inquiétudes sur l’approvisionnement en provenance du Moyen-Orient soutiennent les prix, malgré l’assouplissement américain à l’égard de l’énergie russe.
Le baril de Brent se rapproche des 110 dollars. Avec le WTI, la référence américaine, il retrouve des niveaux proches de ses sommets des cinq derniers mois, dans un marché préoccupé par les risques pesant sur les flux pétroliers du Moyen-Orient. Les tensions sur le diesel et le kérosène s’ajoutent à celles du brut.
La décision de Washington de renoncer à de nouvelles sanctions visant la Russie n’a pas suffi à apaiser les cours. Elle intervient alors que les échanges d’hydrocarbures russes restent au cœur des discussions diplomatiques. Le sujet figure notamment à l’ordre du jour de la visite du secrétaire d’État américain, Marco Rubio, en Inde.
Du côté de l’offre européenne, les dernières données norvégiennes font apparaître une production combinée de pétrole et de gaz inférieure de 4% aux prévisions officielles en septembre. Cet écart concerne essentiellement le gaz naturel, selon la Direction norvégienne de l’offshore.
Le renchérissement du pétrole entretient la pression sur les coûts de transport et de production. Sa transmission aux prix à la consommation complique également la tâche des banques centrales : une énergie durablement chère peut freiner le reflux de l’inflation et réduire leur marge de manœuvre pour abaisser les taux d’intérêt.